
Les conseillers municipaux ont voté le budget 2008, juste avant la trêve des confiseurs. Un exercice qui intervient dans un contexte particulier car ce budget est le dernier présenté par l’actuelle équipe de Guy Férez. L’heure n’est donc pas aux financements de nouvelles orientations mais à la continuité, ou au renforcement d’une dynamique initiée depuis plusieurs années. Le tout articulé autour d’une volonté respectée depuis le début de ce mandat : les taux d’imposition restent inchangés.
En clair, pour ce budget primitif, pas question d’augmenter les impôts locaux au-delà des bases promulguées par l’Etat. Ce budget est globalement au même niveau que celui de l’année dernière. Les conseillers ont voté une enveloppe totale de 85 855 541 €qui se décompose en 53 947 318 € en fonctionnement et 31 908 223 € en investissement.
Ces sommes ne sont pas totalement comparables avec le budget 2007 car certains éléments ont varié, en particulier le transfert de l’école nationale de musique. On le vérifie sur les dépenses liées au personnel qui baissent de 4,31 % mais qui auraient très légèrement progressé (0,66 %) sans ce transfert. Pour le maire c’est la traduction d’une bonne gestion car globalement l’objectif initial de + 3 % des dépenses de personnel sur l’ensemble du mandat est tenu.
Même si les élections approchent, ce budget va permettre à l’équipe municipale de poursuivre son action. Car de nombreux chantiers sont lancés et se poursuivront au moins jusqu’à la fin 2008.

Si ce budget s’inscrit dans la continuité il permet donc la poursuite d’un plan ambitieux tout en préservant la capacité d’épargne et l’autofinancement ( taux d’épargne de gestion : 12,17 % loin du seuil critique fixé à 10 %). Il faut comprendre que la Ville n’aura pas massivement recours à l’emprunt, grâce notamment à la vente de terrains, à de meilleurs cofinancements et à l’arrivée de subventions, promises, mais pas encore versées.
Cela permet à la Ville de présenter un excellent état de sa dette. Le renouvellement urbain connaîtra cette année une étape décisive avec l’accélération des réalisations aux Brichères, à Sainte-Geneviève et sur Rive-Droite. Aux Brichères, une centaine de locataires pourra emménager avant le printemps alors que les autres tranches se poursuivent. Dans le même temps, les murs de l’équipement public vont se monter et la résidentialisation des deux barres dites « 140 » achevée par l’OAH et la deuxième tranche des jardins familiaux sera lancée.
A Sainte-Geneviève, la nouvelle place Corot sera inaugurée avant l’été, tout comme le complexe sportif et de loisirs Rive-Droite (le budget 2008 prévoit 900 000 €). Après le renouvellement des quartiers, le budget accorde une priorité au développement économique générateur d’emplois. C’est vrai pour la fin de l’aménagement de la zone des Clairions (632 000 €) dont l’ambition affichée est de déboucher sur la création de 40 emplois par hectare. C’est vrai également pour le projet de l’Arquebuse (parking de plus de 800 places, installation de commerces et reprise totale du marché) car 100 000€ont été budgétés pour un appel à projets. L’aménagement de la porte de Paris est toujours d’actualité puisque la démolition de la gare routière est programmée et que la construction d’une résidence service destinée au troisième âge pourrait débuter dans les prochains mois, avec, à la clé la création d’une soixantaine d’emplois.
Les subventions de fonctionnement et d’investissement atteignent 8 395 000 €. Cet argent permettra naturellement aux associations de fonctionner, de mener à bien leurs projets. Mais si l’enveloppe est en si nette hausse (7 190 000 € l’an dernier), c’est qu’elle contient l’aide versée à Congrexpo repreneur d’Auxerrexpo.
La Ville et le Conseil général ont voulu ainsi clairement manifester leur intention de soutenir cette structure qui, plus que jamais, doit être un outil efficace au service du développement économique.